je suis à Sarcelles, là au milieu d'eux

cette fois, ce n'est pas un mirage
tout a été organisé pour reproduire l'ambiance perdue des origines :
la musique, le madras, les glacières remplies de sodas au goût rare,
l'odeur des feuilletés emballés de papier aluminium.
la fête est familiale, les barbecues fument,
les enfants se relayent aux manivelles des sorbetières en bois,
et sous les cerisiers, on tisse et on natte des mèches de cheveux d'or.
l'illusion est parfaite

mais la mer, qui elle seule fait l'île, manque toujours
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